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Journée d'étude "La copie : une approche transdisciplinaire pour une pratique multiforme"Pau - Amphthéâtre de la présidence

Dans le cadre pluridisciplinaire du master "Histoire, civilisations, patrimoine", alliant
anthropologie, archéologie, histoire et histoire de l’art, les étudiant.es de 2ème année de l'UPPA organisent une journée d'étude qui aura lieu le
vendredi 6 avril 2018 sur une thématique transversale : La copie : une approche transdisciplinaire pour une pratique multiforme.

Lors de cette journée d'étude, trois axes seront retenus pour examiner les différents aspects de la copie.

1. Copie et apprentissages

Dès l'enfance, nous copions dans un but pédagogique visant à apprendre à écrire, à dessiner ou  encore à danser. La copie en tant qu'outil d'apprentissage existe depuis l'Antiquité mais c'estsurtout à la Renaissance qu'elle prend son essor, avec l'attrait de la population européenne du XVe siècle pour les œuvres, la politique et les sciences antiques.

2. Copie et diffusions

La notion de copyright est quelque chose de très récent. Dans l'Antiquité, copier un modèle afin de le diffuser était tout à fait normal et naturel. La notion de copie allait de soi. Ainsi que ce soit dans le domaine de l'artisanat, de la religion ou de la vie civile, la reproduction était quotidienne et à grande échelle. Au Moyen Âge, la copie de manuscrits dans les monastères, puis dans les ateliers urbains de copistes, a diffusé la connaissance.

3. Copie et conservation

De nos jours, la pratique de la copie est toujours bien présente. A côté de l'aspect condamnable du  plagiat, elle est parfois nécessaire, notamment dans le domaine de la conservation.
Dans le milieu muséal, la copie revêt un intérêt majeur puisqu'elle permet la sauvegarde et la monstration d’œuvres lorsque ces dernières sont dans un état qui ne permet pas leur manipulation ou leur exposition, lorsqu'elles ont disparu.

Dans le cadre archivistique, la copie (fac-similé, numérisation) peut s’avérer être une aide précieuse à la conservation et à l’étude d'anciens documents textuels, photographiques ou lithographiques, audiovisuels.

Toutefois, malgré les multiples avantages de la copie comme outil d'apprentissage, de diffusion et de conservation, les techniques de reproduction n'ont pas toujours été honnêtes. L'histoire est remplie de cas de fraudes et de falsifications de documents, d’œuvres d'art. De nos jours, le plagiat, est devenu un problème croissant, notamment avec l'arrivée du numérique.


Quels furent les rôles et la place de la copie dans des domaines aussi divers des pratiques humaines, qu’elles soient artisanales, artistiques, écrites… à travers des temps et des espaces différents ? La copie est-elle toujours une reproduction fidèle ? A quel moment peut-on affirmer qu’elle acquiert une valeur, une authenticité propres ? Ainsi, à la croisée de la diffusion et de la conservation, mais aussi de la production (et pas seulement de la re-production) d’un agencement
d’écrits spécifique, on pourra par exemple interroger la production des cartulaires médiévaux. De même, les copies d’oeuvres d’art…

Copie autorisée, souhaitée, incontournable, mais aussi frauduleuse, plagiaire, délictuelle ?