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Journées d'étude "Evergétisme et architecture dans le monde romain"Pau - Bâtiment lettres, langues, sciences humaines et sport - Salle du conseil

L'Institut de recherche sur l'architecture antique (IRAA) organise les journées d’étude : Evergétisme et architectures dans le monde romain, avec la participation des laboratoires ITEM (UPPA) et ArteHis (Université de Bourgogne) et de la fédération Espaces, Frontières, Métissages (UPPA), les 22 et 23 novembre 2018, salle du conseil du bâtiment de lettres, langues, sciences humaines et sport.

Néologisme créé par l’historien français André Boulanger, à partir d’une expression grecque signifiant « qui fait le bien », l’évergétisme a été une pratique sociale fondamentale du monde gréco-romain. Désignant le fait que, dans les cités antiques, les particuliers les plus riches faisaient profiter la collectivité de leurs richesses, l’évergétisme, objet d’une certaine émulation entre les familles de notables, permettait aussi l’ancrage de leur notoriété dans l’espace et dans le temps. Il était aussi, en même temps qu’une manifestation civique, le miroir qui leur donnait à voir la puissance même de leur famille dans leur cité ou dans l’Empire.

Il s’agit ici, plus particulièrement, de s’intéresser aux évergésies architecturales, qu’il s’agisse de constructions de monuments, d’embellissements, de restaurations ou réfections en articulant la réflexion autour de trois axes : les évergètes, la nature et la structure des évergésies et leur insertion dans l’espace urbain. Une attention plus spécifique sera portée aux périodes de transition qui correspondent aux grandes mutations du monde romain, à savoir la mise en place du Principat (50 av.J-C.-50 ap. J.-C) et plus tard sa christianisation (IVème-Vème s.).

Par ailleurs, ces pratiques, associées aux investissements des cités, ont permis à ces collectivités locales du mode gréco-romain de posséder dans leur ensemble un haut niveau d’équipement culturel et logistique qui était considéré comme indispensable à toute vie civilisée. Ainsi, même les plus petites cités disposaient, pour le bien-être de tous, au minimum d’un théâtre, de thermes, d’un marché, d’une basilique, d’un aqueduc pour l’approvisionnement en eau potable. Les évergètes contribuaient ainsi au bon fonctionnement de leur « petite » patrie et l’Etat romain n’intervenait pas, sauf exception, dans le financement et la gestion de ces programmes édilitaires.

Ainsi, dans le contexte actuel de désengagement financier de l’État auprès des collectivités territoriales et des communes ou communautés d’agglomération en particulier, nous pensons qu’il pourrait être intéressant d’interroger ce modèle antique de l’évergétisme relié aux architectures afin de dégager des pistes innovantes pour les collectivités d’aujourd’hui.

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