2018-10-JEMuseeMemoriaux

  • Aide
  • Recherche
  • Facebook
  • Twitter
Recherche

Trouver une expertise

Accès directs

Chiffres clés de la recherche

 

  • 502 chercheurs
  • 21 unités de recherche
  • 110 collaborations recherche avec les entreprises et les collectivités, par an
  • 23 créations d'entreprises soutenues en 10 ans

 

Plaquette "Recherche & valorisation à l'UPPA"

PDF
Vous êtes ici :
  • >
  • > Journée d'étude "Musées-mémoriaux : construire une mémoire partagée ?"

Journée d'étude "Musées-mémoriaux : construire une mémoire partagée ?"Pau - Salle du conseil du bâtiment des lettres

Dans le cadre du Projet Incitatif à la Recherche La Mémoire des camps d’internement des années de la Seconde Guerre mondiale : étude muséographique et muséologique des mémoriaux européens et à la suite des rencontres qui ont eu lieu les 15 et 16 février dernier à l’UPPA, le laboratoire ITEM organise le 12 octobre une journée d’étude intitulée Musées-mémoriaux : construire une mémoire partagée ?, le vendredi 12 octobre 2018.

Depuis une trentaine d’années, la transmission de l’histoire des camps d’internement de la Seconde guerre mondiale est entrée dans une phase muséale. Il ne s’agit plus seulement de donner à comprendre des faits, comme le ferait un médium livresque, ni de rappeler à la mémoire, comme le ferait un simple monument, mais de donner à voir et, peut-être ressentir, des réalités particulièrement douloureuses dans l’espoir de faire accéder, au travers d’une expérience, à une prise de conscience active. Face à un tel dessein, le risque est grand de glisser dans l’exhibition complaisante du drame, non moins grande la tentation d’adopter certains des procédés expérimentés dans la sphère du divertissement ou de reprendre, inlassablement, des dispositifs stéréotypés.

La journée d’étude se donne pour objectif de réfléchir de façon plus approfondie à la question de la participation du public à ces entreprises mémorielles. Quelle expérience est-il appelé à vivre ? Quel parcours lui propose-t-on de suivre, entre images et objets, écrits et témoignages oraux ? Que lui donne-t-on à voir et sous quelles formes ? Au-delà de l’injonction lénifiante au « devoir de mémoire », comment concevoir des modes de partage permettant au public de prendre part, bénéficier et contribuer à l’élaboration d’une mémoire partagée de ces événements, sans pour autant porter atteinte à la scientificité historique et à la véracité des faits? De quelles manières établir un pont entre un discours savant et les représentations flottantes qui habitent les visiteurs, qu’il s’agisse de descendants de victimes, d’habitants des environs, de scolaires ou de simples touristes de passage ?

Tenter de répondre à ces questions suppose de croiser des considérations muséographiques et esthétiques, des données historiques et épistémologiques, mais aussi des réflexions psychologiques, morales et politiques. On ne saurait manquer d’évaluer le rôle que, dans ces divers processus et interactions, est susceptible de jouer la création artistique, ni d’examiner les outils de médiation mis en œuvre, tout particulièrement numériques.

Programme