2018-03-ColloquePassagesFrontieresAquitaine

  • Aide
  • Recherche
  • Facebook
  • Twitter
Université de Pau et des Pays de l'Adour (UPPA)
PDF
Vous êtes ici :

Colloque "Passages et frontières en Aquitaine : expériences migratoires et lieux de transit"Pau - Amphithéâtre de la présidence

Porté par le laboratoire ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, le projet Passages et frontières en Aquitaine (XIXe-XXIe siècle) vise non pas à proposer une histoire au long cours de l’immigration en Aquitaine, mais centre la réflexion sur des aspects jusqu’à ce jour relativement peu explorés, plus particulièrement les lieux de transit et les expériences migratoires. L’originalité de cette démarche tient aussi à ce que l’espace aquitain sera pris à la fois comme espace d’immigration et d’émigration et sur un temps long (du début du XIXe siècle à nos jours).

Les lieux de transit, qui peuvent être aussi des lieux de contrôle, de rétention, voire de sédentarisation plus ou moins durable, se situent pour certains aux frontières proprement dites (routes de contrebande, postes de douane ou « dépôts-frontières » pendant la Première Guerre mondiale). D’autres, plus éloignés des frontières terrestres, sont plus ou moins spécifiquement mobilisés par les migrants dans leur mobilité : ports, gares, aéroports, routes nationales (en l’occurrence la RN10 pour l’Aquitaine). Enfin, il y a les lieux destinés au séjour des migrants, souvent caractérisés par des formes de précarité́, parfois durable : « dépôts » (première moitié du XIXe siècle), camps, regroupements, bidonvilles, mais aussi hôtels et garnis.

Ces lieux de passage ont fait l’objet d’un traitement mémoriel et historique contrasté. Si, pour ces parcours migratoires, les ports ont été́ étudiés, les autres l’ont été́ nettement moins. Ainsi, l’on connait assez bien désormais l’histoire du camp de Gurs tandis que celle des lieux d’internement de la Seconde guerre mondiale émerge comme objet récent de recherche. Mais celle des dépôts de réfugiés, des groupements et campements de travailleurs étrangers (pendant la Première Guerre mondiale), des camps de travail (Bergerac), ou encore, des camps de « rapatriés » (Bias, Sainte-Livrade) reste encore très largement à écrire. Les filières d’émigration (vers les Amériques notamment), le rôle transitaire de l’espace aquitain ou, à une autre échelle, les lieux de transit, n’ont été́ que partiellement abordés par les historiens.

Néanmoins, on assiste depuis quelques années à une forme de réveil mémoriel en grande partie dû à des initiatives venues du monde associatif, ce qui pose la question de la patrimonialisation de ces lieux de passage.

Le prochain colloque « Passages et frontières en Aquitaine : expériences migratoires et lieux de transit », qui aura lieu à l’UPPA, du 22 au 23 mars 2018, est l’aboutissement de ce programme de recherche qui s'inscrit dans le cadre d’une collaboration originale entre chercheurs universitaires français et espagnols, le musée d'Aquitaine et le Réseau aquitain pour l’histoire et la mémoire de l’immigration (Rahmi).

Programme

https://passfront.wordpress.com/