2019-07-MuhammadRashidJaved

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Soutenance de thèse de Muhammad Rashid JAVEDCampus de Pau, amphithéâtre 120, collège SSH, bâtiment DEG

à 14h30

Sujet :

"Essais sur la préférence du fils au Pakistan"

Directeurs de thèse :

  • M. Lionel De BOISDEFFRE
  • M. Mughal MAZHAR

Jury

  • Lionel DE BOISDEFFRE, Professeur des Universités,INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE ET DES ÉTUDES ÉCONOMIQUES
  • Sylvie DUBUC, Professeur, UNIVERSITÉ DE READING (ROYAUME-UNI)
  • Christophe Z. GUILMOTO, Professeur des Universités,UNIVERSITÉ PARIS 5 - RENÉDESCARTES
  • Jacques JAUSSAUD, Professeur des Universités,UNIVERSITÉ DE PAU ET DES PAYS DE L'ADOUR
  • Mazhar Yasin MUGHAL, Docteur HDR, ÈCOLESUPÉR1EUREDE COMMERCE DE PAU - BUSINESS SCHOOL
  • Marie-Claire ROBITAILLE, Docteur HDR, UNIVERSITÉ SAINT MARY'S (SMU) (CANADA)

Résumé :

« Ce mémoire regroupe différentes études sur la préférence pour les garçons au Pakistan. Celles-ci analysent la fréquence et l'étendue de la préférence pour les garçons et son effet sur la grossesse des femmes. Le rôle que la préférence pour les garçons joue sur la participation des femmes au niveau des décisions au sein du ménage est examiné, tout comme son effet sur l'espacement des naissances, la probabilité d'une naissance à risque, ou l'impact de l'âge auquel une femme se marie sur l'équilibre entre les sexes et le développement de l'enfant né.Nous trouvons qu'il existe une préférence réelle et déclarée pour la progéniture masculine au Pakistan. La probabilité de poursuivre les grossesses diminue avec le nombre de garçons nés. De plus, les femmes qui ont au moins un garçon ont plus d'influence sur les décisions quotidiennes du ménage mais pas sur les décisions financières. La participation des femmes sur les décisions à prendre au sein du ménage augmente avec le nombre de garçons mais seulement jusqu'à la troisième naissance. D'ailleurs, les femmes ayant au moins un garçon attendent plus longtemps avant d'avoir d'autres enfants. Ce constat est plus particulièrement vrai dans le cadre d'une première naissance et il est moins présent à partir de la deuxième naissance. En outre, le fait de se marier à 18 ans ou plus tard influence de façon positive la préférence des femmes sur la composition de sa famille.
Pourtant, peu importe qu'une femme se marie avant ou après 18 ans, cela ne modifie pas le biais en faveur des garçons dans leur investissement parental. A partir de ces résultats, nous proposons des préconisations politiques afin de lutter contre les inégalités entre les sexes au Pakistan. »

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