Les bonnes pratiques de publications

Le libre accès (ou Open Access) consiste à diffuser gratuitement le texte intégral de vos publications de recherche au format numérique. Cette démarche permet de partager le savoir avec tous, tout en garantissant le strict respect du droit d’auteur.

 

  1. Plusieurs solutions sont possibles :

    • Publier dans une revue gratuite en accès ouvert (voie dorée) : votre article accepté est publié dans la revue contre des frais de publication (article processing charges – APC).
    • Publier dans une revue nativement ouverte (voie diamant) : ce modèle économique fonctionne par le soutien institutionnel aux revues et éditeurs, implication ou souscription des bibliothèques, avec des solutions freemium/premium, financements participatifs… De tels modèles équitables sont par exemple : OpenEdition, SciPost, Érudit, le Centre Mersenne, Open U Journals, Episciences, Peer Community In…
    • Déposer votre publication dans une archive ouverte (voie verte) : via le portail HAL UPPA notamment.

    Á l’exception des productions non publiées (rapports, pré-print…), il s’agit bien ici de déposer un écrit scientifique publié en se conformant au cadre légal, notamment en veillant à la version du document (manuscrit soumis à publication ou pré-print, manuscrit auteur-accepté ou version mise en page par l’éditeur).

  2. Qu’est-ce qu’un APC, un BCP ?

    • les articles processing charges (APC), sont des frais de publication pour parution dans les revues entièrement en accès ouvert ou dans les revues dites hybrides proposant une option « open access »

    • les book processing charges (BPC), sont les dépenses liées à la publication en accès ouvert de chapitres d’ouvrages ou d’ouvrages.

    Doit-on payer des APC pour publier en libre-accès ?

    Le paiement des APC pour publier en libre accès n’est en aucun cas une obligation. En 2022 70% des revues purement open access sont des revues diamant (voir "Comment publier en libre-accès ?" > "Publier dans une revue nativement ouverte (voie diamant)").

    • Les principaux éditeurs commerciaux ainsi que les sociétés savantes anglo-saxonnes possèdent principalement des revues hybrides et font donc payer deux fois les établissements : à travers les abonnements et à travers les APC optionnels payés par les auteurs.

    • Entre 2017 et 2022, la facture des APC en France représente plus de 30,4 millions d’euros (source plateforme OpenAPC). Le coût moyen d’un APC s’élève à 1954€. Environ 18% de ces APC repérés sont versés à des revues hybrides (double paiement par l’abonnement et les APC).

    • Or les APC pratiqués ne correspondent pas aux coûts réels de publication. Des études estiment que les coûts réels de publication varient de 200$/article dans les plateformes d’édition modernes avec examen par les pairs, à 1000$/article pour les revues les plus prestigieuses (avec un taux de rejet supérieur ou égal à 90%)

    Réflexes et bonnes pratiques

    • Vérifiez dans le Directory of Open Access Journal (DOAJ) : vous trouverez les modèles économiques des revues : rechercher par : sujet, titre de journal, éditeur, puis affiner avec le critère " Article Processing Charge APC ", Licence.

    • Privilégier les modèles alternatifs : les épi-revues avec Episciences.org, ou les revues ouvertes diffusées par le Centre Mersenne, SciPost, Knowledge Unlatched, LingOA, MathOA, OpenEdition, etc.

    • Observer une vigilance sur le modèle économique des revues et, dans le cas où des APC sont demandés, sur le montant de ceux-ci, tout en privilégiant les revues nativement ouvertes et sans paiement d’APC, autant que possible et selon les spécificités de chaque discipline.

    Ce que permettent nos abonnements aux revues

    Grâce à nos abonnements, les chercheurs qui soumettent un article peuvent bénéficier d’une remise totale ou partielle des APC sur une liste définie de revues chez certains éditeurs. Actuellement (en 2026) des accords de ce type ont été souscrits avec ELSEVIER, EDP Sciences, et CUP (Cambridge University Press).

    La liste des titres entrant dans l’accord négocié est disponible dans la « boîte à outils du chercheur » rubrique Publication/Science Ouverte . Cette liste est régulièrement mise à jour.

    Quel est le montant d’un APC raisonnable ?

    Le montant des APC peut être très variable d’une revue à l’autre. Le coût moyen est estimé à : 

    • 1 500€ pour une revue intégralement en accès libre
    • 2 500€ pour une revue hybride

    Á noter : certains éditeurs pratiquent des tarifs prohibitifs supérieurs à 4 000€ (des revues prestigieuses peuvent facturer jusqu’à près de 10 000€ l’article) ; des frais supplémentaires peuvent être facturés pour les pages et figures en couleurs.

  3. La signature des publications scientifiques est le levier principal de la visibilité nationale et internationale des travaux de recherche et des laboratoires.

    Dans un écosystème de recherche de plus en plus tourné vers la Science Ouverte, un bon référencement des publications est crucial et permet :

    • Un meilleur indexage dans les bases de données bibliographiques mondiales
    • Une identification claire des productions par les organismes de financement
    • Le respect des engagements vis-à-vis de l'ensemble des tutelles de l'université

    Mis en place en 2019, la commission de la recherche de l'UPPA a validé une charte de signature des publications.

    Aujourd'hui un générateur de signature est à disposition. Il compose l’adresse d'affiliation exacte et permet d’éviter toute erreur de syntaxe.

    Plus d'informations, rendez-vous dans la « boîte à outils du chercheur » rubrique Publication/Science Ouverte.

Points de vigilance

Les revues hybrides : Les revues hybrides ont un double modèle de financement qui revient à payer deux fois pour les établissements : par l’abonnement (souscrit souvent par la bibliothèque) et par les APC optionnels payés par les auteurs s’ils veulent que leur article soit en open access. C’est le cas des principaux éditeurs commerciaux ainsi que des sociétés savantes anglo-saxonnes.

Les éditeurs prédateurs et revues prédatrices : Les éditeurs « prédateurs » tentent d’exploiter à leur profit le « modèle auteur-payeur ». Les auteurs, généralement sollicités par courriel, sont invités à soumettre des articles. Ceux-ci sont systématiquement acceptés moyennant des frais de publication, quelle que soit la valeur scientifique des travaux soumis. Les « comités éditoriaux » de des revues prédatrices sont généralement composés de membres fictifs et/ou de chercheurs victimes de l’escroquerie ou bien inscrits sans leur consentement.

Éditeurs prédateurs et revues prédatrices partagent les mêmes caractéristiques :

  • Sollicitations agressives par mail
  • Promesses de publication rapide
  • Comité éditorial/scientifique fictif ou incohérent
  • Revue/congrès très récent sans historique
  • Mauvaise qualité du site web
  • Pression financière

Liste revues prédatrices : https://thinkchecksubmit.org/ et https://services.lib.uliege.be/compass-to-publish/

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