2019-03-ProjetEAUTOUR

  • Aide
  • Recherche
  • Facebook
  • Twitter
Recherche
PDF
Vous êtes ici :

Adapter le secteur du tourisme en Nouvelle-Aquitaine aux problématiques de l’eau et du changement climatique : lancement du projet région EAUTOUR

En tant que 2ème région d’accueil des Français et 5ème région d’accueil des étrangers, la Nouvelle-Aquitaine compte plus de 100 000 emplois liés au secteur du tourisme. La présence de l’eau, sous toutes ses formes (salée, douce, saumâtre) contribue à cet attrait.

Les activités touristiques ont aussi un impact sur la ressource en eau, aussi bien en termes quantitatifs (baisse des disponibilités en eau) que qualitatifs (rejets d’eaux usées peu ou pas contrôlés). Les touristes, rassemblés en un même temps sur un même espace sont de grands consommateurs d’eau (parcours de golf, parcs aquatiques, enneigement artificiel, etc.). Le tourisme contribue donc à accroître les pressions sur la ressource, souvent en période d’étiages. Les transformations de la clientèle touristique et de loisirs, ajoutées aux incertitudes liées à l’évolution du climat, conduisent les pouvoirs publics et privés à s’interroger sur le devenir du tourisme, en Nouvelle-Aquitaine. Pourtant, contrairement à l’agriculture, à l’énergie et aux transports, l’étude du lien entre tourisme et changement climatique est mal connue, notamment dans les Pyrénées et les espaces ruraux.

Le projet EAUTOUR (Eau, tourisme et changement climatique en Nouvelle-Aquitaine) vise à combler cette lacune. Financé par la Région Nouvelle-Aquitaine, il cherchera à analyser les conditions d’émergence et de mise en œuvre de politiques d’adaptation au changement climatique, respectueuses de la ressource en eau et des milieux aquatiques et capables d’accompagner la transition vers des territoires touristiques durables et résilients. Comment est prise en compte la ressource en eau dans les stratégies locales d’adaptation au changement climatique des stations et territoires touristiques ? Comment les clientèles touristiques et de loisirs perçoivent-elles ces stratégies et, plus largement, la ressource en eau et son évolution ?

Le projet est porté par Sylvie Clarimont, professeure des universités et directrice adjointe du laboratoire de sciences humaines et sociales Passages (UMR 5319). Il rassemble une équipe d’une vingtaine de chercheurs français, espagnols et suisse et est renforcé, à l’UPPA, par deux contrats de thèse et plusieurs stages. L’ensemble de l’équipe travaillera, durant 3 ans, sur cette question à partir de plusieurs terrains d’étude :

  • en France, les vallées pyrénéennes transfrontalières d’Ossau et de Tena, le Marais poitevin, les vallées de la Dronne et de la Vézère constitueront les terrains principaux d’investigation ;
  • en Espagne, la Sierra de Guara et les Marismas du Guadalquivir seront des contrepoints permettant une mise en perspective des problématiques observées en Nouvelle-Aquitaine.

 

Site internet de Passages : http://www.passages.cnrs.fr/

Suivez-nous sur Twitter et retrouvez-nous sur Facebook.