2018-11-SorcelleriePouvoirs

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Les auteurs

Abel KOUVOUAMA

Enseignant-chercheur en anthropologie et philosophie, Professeur des universités

  •  Membre et animateur du groupe de coordination du Réseau Interdisciplinaire Afrique Monde (RIAM)  de Paris.
  •  Membre de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF).

 

Hervé MAUPEU

Maître de Conférences en Science Politique

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Parution de l'ouvrage "Sorcellerie, Pouvoirs. Ecrits & représentations"Textes réunis par Abel Kouvouama, Gisèle Prignitz et Hervé Maupeu

Vient de paraître aux Presses Universitaires de Pau et des Pays de l'Adour, l'ouvrage Sorcellerie, Pouvoirs. Ecrits & représentations, textes réunis par Abel Kouvouama, Gisèle Prignitz et Hervé Maupeu.

Les discussions interdisciplinaires autour de la question de la sorcellerie, ses rapports à l’écrit, aux représentations artistiques, idéologiques et politiques permettent dans cet ouvrage de questionner un objet d’étude récurrent dans le champ des sciences sociales et humaines.

Comment la sorcellerie est-elle appréhendée dans les sciences sociales et les humanités ? Quelles images véhiculent-elle ? Naguère, la sorcellerie fut longtemps associée au monde rural et à l’oralité. Cela n’est plus guère le cas. Depuis une vingtaine d’années, les études sur la sorcellerie en Europe, en Afrique et en Amérique se sont multipliées montrant son omniprésence, en particulier dans les secteurs de la « modernité » dans les villes. Des travaux ont interprété la sorcellerie comme un mode d’acclimatation et de vernacularisation de l’État. Elle se serait également nichée dans les domaines les plus complexes et internationalisés du capitalisme. Elle était aussi traditionnellement associée à l’oralité, car la sorcellerie est toujours en lien avec une situation d’énonciation. Or, au cœur de cette modernité, on retrouve inévitablement l’écrit. La sorcellerie, en tant qu’« idéo-logique » est aussi parole qui n’est ni de savoir, ni d’information, mais de pouvoir. Il y a lieu alors de s’interroger sur la manière dont la parole sorcellaire écrite devient un enjeu de pouvoir, « une pratique de puissance », de s’interroger aussi sur les modalités de sa légitimation, afin de savoir quel type d’écrit est susceptible de devenir support de pratiques sorcellaires et à quel type de savoir il réfère. Indépendamment du recours à l’écrit comme support de pratique, la sorcellerie fait aussi l’objet de représentations littéraires écrites qui la mettent en scène et la font fonctionner doublement comme système théorique explicatif du monde ou, au niveau de l’expérience quotidienne, comme pratique. De façon récurrente, les représentations de la sorcellerie ont souvent été au cœur des logiques de pouvoir, en ce que la sorcellerie est perçue comme un mode d’actualisation des conflits réels et symboliques, un langage des conflits sociaux. La force de ces représentations permet-elle d’avoir accès à une certaine « vérité » de la sorcellerie ?

Ce sont autant de questions et de lectures interdisciplinaires qui ont sollicité les compétences de plusieurs enseignants-chercheurs et chercheurs. C’est pourquoi, les travaux rassemblés ici prennent en compte à la fois les dimensions historique, juridique, littéraire et politique dans l’étude de la question de la sorcellerie.

Presses Universitaires de Pau et des Pays de l'Adour

Bon de commande

Novembre 2018, 223 pages, 20 EUR

ISBN 0 2-35311-098-3