Ébullition(s) n°4 - février 2026Le cahier illustré de la recherche - Sous la surface

Depuis février 2026, le numéro 4 de la revue Ébullition(s), le cahier illustré de la recherche, est disponible en version papier. Portée par l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA) et éditée par les Presses Universitaires de Pau et des Pays de l’Adour (PUPPA), la revue poursuit son objectif : raconter la recherche autrement, en associant scientifiques, illustrateurs et auteurs de bande dessinée.

Au fil des pages, il invite à parcourir une mosaïque de sujets scientifiques, reflet de la diversité des disciplines et des questionnements qui traversent la recherche contemporaine. De l’environnement à la santé, de l’archéologie aux sciences sociales, chaque dossier ouvre une porte sur un domaine de recherche, à travers des articles accessibles et richement illustrés. Plusieurs contributions mettent ainsi en lumière des travaux menés au sein des laboratoires de l’UPPA et de différents partenaires.

Parmi les dossiers proposés dans ce numéro, certains interrogent les enjeux de transition énergétique, avec une réflexion sur l’acceptabilité sociale de technologies comme la géothermie ou le stockage du CO₂. Le numéro s’intéresse également aux matériaux du quotidien, à travers l’étude des contaminants potentiellement présents dans les emballages papier destinés à l’alimentation. D’autres contributions nous plongent dans le monde du vivant, avec l’exemple de la punaise diabolique, espèce invasive aux impacts écologiques et agricoles, ou encore dans la recherche biomédicale, où les modèles mathématiques permettent de mieux comprendre des maladies complexes comme la mucoviscidose. Enfin, plusieurs articles ouvrent une réflexion sur les transformations de nos sociétés, qu’il s’agisse des nouvelles pratiques funéraires comme le compostage humain ou du rôle que peuvent jouer certaines catastrophes naturelles dans l’émergence de mobilisations citoyennes et de dynamiques démocratiques.

En plus des 7 dossiers scientifiques, ce numéro est agrémenté de plusieurs rubriques et actualités, avec notamment une carte blanche consacrée à l’archéologie et à l’architecture antique proposée par Philippe Walter, chimiste spécialisé dans l'étude des matériaux du patrimoine culturel et membre de l’Académie des sciences, et Isabelle Dethan, autrice française de bandes dessinées. Une nouvelle rubrique récurrente s'ajoute à ce numéro : Les enquêtes de Leoccia Ceniss, qui s’intéressent ici à l’acceptabilité sociétale de la géothermie et du stockage du CO₂. D'autres rubriques existantes comme celle de Ma thèse en 180 mots s'enrichit en mettant à l’honneur plusieurs finalistes du concours national. Enfin, ce numéro 4 propose un nouvel épisode pour la rubrique Longue Vue, consacré cette fois au harcèlement scolaire.

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Les dossiers scientifiques de ce numéro 4

  1. Le « défaut d’acceptabilité sociale » est souvent évoqué pour expliquer les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre de projets. Cette explication, commode, masque – parfois intentionnellement – les multiples facteurs qui expliquent que de tels projets ne se réalisent pas. A travers le cas de projets énergétiques mobilisant le sous-sol français abandonnés suite à des contestations dans différentes filières, cet article montre que plus que les conflits sociaux, ce sont les défauts de portage, industriel et politique, de ces projets qui expliquent les échecs des projets – appelant donc à relativiser le « défaut d’acceptabilité sociale ».

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    Texte :

    Illustrations : Lardon

  2. Que voulons-nous devenir après notre décès ? La crémation, qui concernait à peine 1 % des défunts dans les années 1980, est sur le point de devenir majoritaire tandis de nouvelles approches viennent questionner le sens et la durabilité de ces pratiques.

    C’est le cas de la terramation, le compostage funéraire, qui vise à redonner du sens à la mort en permettant de se projeter dans un après où le corps mort peut donner vie à des plantes ou des arbres.

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    Texte :

    Illustrations : Solenn Bihan

  3. Le projet MucoReaDy vise à modéliser le transport du mucus dans les poumons pour évaluer son bon fonctionnement, en particulier chez les patients atteints de mucoviscidose. En combinant des prélèvements cliniques et des équations décrivant le mucus bronchique, le modèle identifie des paramètres permettant d’identifier un mucus sain ou pathologique. Cette cartographie permet de suivre l’évolution des patients sous trithérapie et de déterminer des signes avant-coureurs de dégradation de leur santé.

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    Texte :

    • Philippe Poncet (Laboratoire de Mathématiques et leurs Applications, UPPA)
    • Marlène Murris-Espin (CHU Toulouse, Centre de Ressources et de Compétences pour la Mucoviscidose de Toulouse [CRCM], Pôle Voies Respiratoires)
    • Stéphanie Bui (CHU Bordeaux, Centre de Ressources et de Compétences pour la Mucoviscidose de Bordeaux [CRCM], Service de Pédiatrie)
    • Jean-Matthieu Etancelin (Laboratoire de Mathématiques et leurs Applications, UPPA)
    • Michael Fayon (CHU Bordeaux, CRCM, Service de Pédiatrie)
    • Siham Mallah (CHU Toulouse, CRCM, Pôle Voies Respiratoires)
    • Juliette Gaudry (CHU Bordeaux, CRCM, Service de Pédiatrie)

    Illustrations :  Plop & KanKr

  4. Pour contraster l’augmentation de la température de notre planète, il faut mettre en place des technologies de capture, utilisation et stockage du carbone. Le CO₂ capté peut être utilisé ou stocké dans des aquifères salins profonds, où sa dissolution dans la saumure est accélérée grâce à la convection. Au Laboratoire des Fluides Complexes et leurs Réservoirs (LFCR), nous avons analysé ce processus en montrant que le déclenchement de la convection suit une loi universelle, ce qui permet de prédire le comportement dans un vrai réservoir.

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    • Texte :
    • Fabrizio Croccolo (LFCR, UPPA)
    • Paul Fruton (post-doctorant, Université de Milan)

    Illustrations : Plop & KanKr et Clara Hinoveanu

  5. La contamination chimique des emballages alimentaires, notamment par les substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) ou les métaux inorganiques (plomb, arsenic…), soulève des enjeux sanitaires majeurs. L’industrie papetière, majoritairement productrice de ces emballages, se doit de garantir leur innocuité. La population est largement exposée à ces composés. Faute de suivi continu, des risques persistent. Ces recherches visent à améliorer le contrôle sur site des produits et des rejets environnementaux.

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    Texte :

    Illustrations : Plop & KanKr

  6. Venue d’Asie, la punaise diabolique (Halyomorpha halys) ravage les vergers de noisetiers. À l’Association Nationale des Producteurs de Noisettes (ANPN), plusieurs pistes sont explorées pour la réguler sans insecticides : symbioses sabotées, communication chimique perturbée, micro-organismes… et micro-guêpes tueuses d’œufs, dignes du film Alien ! L’ANPN teste ces redoutables alliées pour une protection durable de la noisette française.

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    Texte :

    • Julie Robin (Laboratoire d’entomologie de l’ANPN)
    • Sibylle Papillon (Laboratoire d’entomologie de l’ANPN)
    • Émilie Gomes (Laboratoire d’entomologie de l’ANPN)
    • Pénélope Montagnat-Misson (Laboratoire d’entomologie de l’ANPN)
    • Maud Thomas (Laboratoire d’entomologie de l’ANPN)
    • Tom Villain (Laboratoire d’entomologie de l’ANPN)
    • Julien Toillon (Laboratoire d’entomologie de l’ANPN)
    • Rachid Hamidi (Laboratoire d’entomologie de l’ANPN)

    Illustrations 

  7. Si le sous-sol est mobilisé dans le cadre de la transition énergétique, il est marqué par des connaissances restreintes à des cercles techniques et industriels.

    Les séismes révèlent une préoccupation plus élargie du sous-sol, où les acteurs du territoire veulent avoir un meilleur contrôle de son usage, incitant à une gestion plus élargie, jusqu’à, pourquoi pas, le gérer comme un bien commun territorial.

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    Texte :

    • Xavier Arnauld de Sartre (TREE, UPPA)
    • Justin Missaghieh-Poncet (TREE, UPPA)

    Illustrations : Lardon